De grâce, arrêtez ces chamailleries!

De grâce, arrêtez ces chamailleries!

Par respect à la mémoire de nos martyrs, arrêtons ces chamailleries, ces débats critiques qui ont lieu avant que les familles enterrent leurs enfants et qui portent sur qui est responsable de quoi ! Chaque chose a son temps. Six jeunes hommes, six agents de la garde nationale ont perdu leur vie au service de la patrie ne méritent pas cet environnement de haine, de jeux politiciens et de division qui règnent entre les responsables politiques et les révolutionnaires de la 25ème heure. Les hommes et femmes politiques doivent affirmer leur volonté d’union sacrée dans ces moments graves où la nation est attaquée et sa sécurité est mise en jeu. 

Tous responsables ? La question mérite d'être posée. Qu'avions nous fait pour faire réussir cette phase nommée « révolution» ? Étions-nous acteurs du changement par notre engagement et notre militantisme dans une société mobilisée pour faire avancer nos valeurs et nos idées et faire barrage aux idées des obscurantistes et des gens des cavernes ? Cette chose a échoué le 14 janvier, le jour du départ de Ben Ali. Les gens sont rentrés chez eux en comptant sur les politicards. L'Histoire nous a toujours appris que la contre révolution récupère les reines du pouvoir une fois que le travail est fait. Triste réalité.

Chacun de nous défend, aujourd’hui, son petit intérêt personnel et son petit confort ! C’est ainsi que nous respectons le sang des martyrs ? Ceux qui ont sacrifié leur vie pour notre liberté et notre dignité et qui sont tombés sous les balles des terroristes. Aujourd’hui, où est notre fraternité ? Où est notre liberté ? Où est notre dignité ? Nulle part et les obscurantistes le savent et agissent là où ils veulent et quand ils veulent !

Sept ans après, sommes-nous en droit de triompher ou de déchanter ? La réponse à cette question dépendrait de l’endroit où chacun de nous se positionne par rapport à ce qui s’est passé et ce qui se passe, mais aussi de l’appréhension de chacun de ce qui a marché et ce qui a trébuché au cours de ces deux dernières années et, surtout, de notre perception de l’avenir qu’aucun n’est en devoir ni en droit de construire que par les Tunisiens eux-mêmes.

Ennahdha est le seul parti politique structuré en Tunisie. Implantations locales, une discipline à tous les échelons et un travail militant à la longueur de l'année. Les autres partis ne sont que des boutiques qui ouvrent pendant la période des élections pour avoir des clients électeurs et qui ferment après. De vrais boutiquiers qui ne sont pas présents qu'à Tunis et sur les plateaux télé. Avec eux tout s’achète et tout se vend et l’élection de Souad Abderrahim hier à Tunis en est l’exemple. 214 partis inactifs sans programme et sans militants. Ainsi on veut se mesurer à Ennhdha et la chasser? 

Aujourd'hui, le pays ressemble à un champ de ruine politique, économique, écologique, social et culturel. Nivellement par le bas dans tous les domaines, régression sociale vertigineuse, mercenariat, incompétence, terrorisme, crime organisé et trafic d’armes, de drogue, économie parallèle, régionalisme aigu,...Il ne demande qu'être sauvé et sortir de cette descente aux enfers.

Les partis politiques ont montré leur incompétence et ont échoué lamentablement dans tous les domaines. Ce n'est pas le parti de Mme 3abir qui va changer la donne à lui tout seul. 

Seule une société mobilisée où chaque citoyen éclairé assume ses responsabilités, où chacun est acteur du changement et non spectateur ou commentateur « Facebookiens » en qui pourra nous faire gagner le combat contre Ennahdha et son modèle de société ? 

« Lorsqu’un jour le peuple veut vivre, force est pour le destin de répondre,
Force est pour les ténèbres de se dissiper, force est pour les chaînes de se briser », deux vers de l’illustre Chebbi que nous chantons, des fois, à  longueur de jounée.

Le peuple c’est toi et moi, nous tous ensemble pour gagner et mettre fin à ce vide sidéral et sauver la Tunisie des griffes de ces barbares des temps modernes.

A.K

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