Enfin, une stratégie pour soutenir les candidats tunisiens aux organisations internationales

Après les échecs successifs des candidats tunisiens aux instances internationales et continentales, le Ministère des affaires étrangères a décidé la création d’une commission nationale permanente pour élaborer les stratégies et définir les orientations afin d’assurer les meilleures conditions de réussite des dossiers de candidatures.
Notons qu’au cours des dernières années, la Tunisie a essuyé plusieurs échecs et a perdu des postes importants faute de candidats fiables. C’est le cas notamment de l’ALECSO, à laquelle on a proposé la candidature d’un ancien ministre de l’éducation de la troïka, Abdellatif Abid en l’occurrence. Alors que la Tunisie a l’avantage du siège qu’elle abrite et que la direction générale de cette organisation a été tenue pendant 15 ans par deux Tunisiens, Mongi Bousnina et Aziz Ben Achour. Idem pour l’ASBU dont l’assemblée générale a préféré le candidat soudanais, Abderrahamane Souleymane au candidat tunisien Rachid Khechana proposé et soutenu par l’ancien président Moncef Marzouki. Ce qui a constitué un coup dur pour le pays qui abrite le siège et qui, depuis la création de cette organisation, a toujours présenté des candidats plausibles. En 25 ans, l’ASBU a été dirigée successivement par des hommes de grandes qualités : Abderraouf El Basti (1989-1998), Abdelhafidh Harguem (1998-2006) et Slaheddine Maaoui (2006-20014). Ils ont, tous les trois, contribué à lui donner une valeur ajoutée effective.
Le dernier échec essuyé par la Tunisie est la direction générale de la Banque arabe d edéveloppement en Afrique ,BADEA, à laquelle l’ancien chef du gouvernement Mehdi Jomaa a présenté la candidature de l’un de ses poulains, Nidhal Ouerfelli dont le profil était jugé inapproprié.
La candidature de l’ancien ministre des finances dans le gouvernement Essebsi, Jalloul Ayed à la présidence de la Banque africaine, BAD, qui vient de quitter Tunis pour retrouver son siège à Abidjan, sera un test grandeur nature pour la Tunisie.
Il fut un temps où la Tunisie dirigeait simultanément trois importantes organisations : La ligue des Etats arabes avec Chadli Klibi comme secrétaire général(1979-1990), La Conférence islamique avec feu Habib Chatti(1979-1984) et la Banque arabe de développement en Afrique avec Chadli Ayari comme directeur général.
B.O