Ministère des Finance : emprunt en devises de 455 millions d’euros auprès de 17 banques locales

Ministère des Finance : emprunt en devises de 455 millions d’euros auprès de 17 banques locales

 

Le ministère des Finances a signé, vendredi 31 janvier 2020 à Tunis, un accord de crédit en devises, d’un montant de de 455 millions d’euros (un peu plus de 1,417 milliard de dinars), avec 17 banques locales pour la mobilisation de ressources au profit du budget de l’Etat pour l’exercice 2020.

Le taux d’intérêt sera fixé à 2% si le remboursement se fait sur deux ans, indique le ministère des Finances dans un post Facebook. La deuxième formule consiste à rembourser le crédit après trois ans et avec un taux d’intérêt de 2,25%. En ce qui concerne la troisième formule, elle porte sur un remboursement sur 5 ans, avec un taux d’intérêt de 2,75%.

S’exprimant lors de la cérémonie de signature de cet accord, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a indiqué que ce prêt sera consacré au financement du budget de l’Etat, dans le cadre des dispositions prévues par la Loi de Finances pour l’exercice 2020 et dans le cadre des équilibres budgétaires.

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, a, à cette occasion, formulé l’espoir que l’économie tunisienne puisse connaître un essor, notamment en matière d’investissement, ce qui continuera à améliorer la productivité et renforcer la liquidité en devises et en dinars.

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  • Soumis par Ezzeddine Saidane le 1 Février, 2020 - 19:30
    LE MINISTRE DES FINANCES ………PERSISTE ET SIGNE L’ÉTAT TUNISIEN EST-IL À CE POINT ...... AUX ABOIS Un troisième crédit en Euros a été signé aujourd’hui 31 janvier 2020 entre 17 banques de la place et le Ministre des finances. Il s’agit de 455 millions d’Euros, soit l’équivalent de 1,4 milliard de Dinars répartis sur trois tranches: 2 ans, 3 ans et 5 ans avec des taux d’intérêt respectifs de 2%, 2,25% et 2,75%. Ce crédit est le troisième du genre: une opération de 250 millions d’Euros conclue il y a deux ans, une opération de 352 millions d’Euros conclue il y a un an, Une opération de 455 millions d’Euros conclue ce jour. Soit au total 1,057 milliards d’Euros. Ces opérations comportent des risque démesurés. Seul un État aux abois accepte de prendre de tels risques. En effet ces crédits sont accordés à l’État pour couvrir des dépenses budgétaires courantes. Les dépôts bancaires sur la base desquels ces crédits sont accordés sont des dépôts à vue (oui je dis bien à vue) en Euros et appartiennent à des clients non résidents des 17 banques concernées. Je dois souligner encore une fois que ces dépôts appartiennent à des clients non résidents. Il faut aussi souligner que ces trois crédits ne répondent à aucune logique financière. En effet l’État tunisien vient de contracter en 2019 un crédit de 5OO millions d’Euros sur le marché financier international à un coût global d’environ 8% (oui je dis bien 8%). Notez ceci: le même emprunteur l’État tunisien emprunte auprès du marché financier international en Euros à 5 ans au taux de 8%. Le même emprunteur l’État tunisien emprunte auprès de banques tunisiennes en Euros (donc dans la même monnaie) sur 5 ans (donc sur la même durée) à 2,75 % SEULEMENT. Selon quelle logique financière ceci peut se faire, et sous l’oeil bienveillant du Gouverneur de la Banque Centrale. Mais le plus grave n’est pas cela. En effet: 1- Ces opérations aggravent l’effet d’éviction en rendant plus difficile l’accès de l’entreprise au financement de l’activité économique. En effet lorsqu’elles se présentent aux banques pour demander des financements de leurs opérations courantes, et notamment celles qui concernent des importations ou des exportations, les entreprises se voient répondre par les banques que la liquidité a été « pompée » par l’État (en plus des liquidités "pompées" en Dinars: environ 22 milliards de Dinars). 2- En cas de retraits inhabituels des dépôts par les clients non résidents, que peuvent faire les banques ayant engagé des dépôts à vue sur des prêts à l’État sur 2 ans, 3 ans et même 5 ans. Si les banques peuvent toujours recourir à la Banque Centrale en cas de besoin de liquidité en Dinars, elles ne peuvent rien faire en cas de besoin de liquidité en Euros (et en devises en général). 3- Vous allez constater rapidement que cette opération, comme les précédentes, va permettre de doper (oui doper) tout de suite aussi bien les réserves en devises que le taux de change du Dinar. Eh oui !!! Il est vrai que la situation du pays est très difficile. Mais ceci justifie-t-il de faire prendre à la Tunisie un risque aussi démesuré.
    Adresse mail: 
    ezzeddine.saidane@icloud.com
  • Soumis par Ezzeddine Saidane le 1 Février, 2020 - 19:23
    LE MINISTRE DES FINANCES ………PERSISTE ET SIGNE L’ÉTAT TUNISIEN EST-IL À CE POINT ...... AUX ABOIS Un troisième crédit en Euros a été signé aujourd’hui 31 janvier 2020 entre 17 banques de la place et le Ministre des finances. Il s’agit de 455 millions d’Euros, soit l’équivalent de 1,4 milliard de Dinars répartis sur trois tranches: 2 ans, 3 ans et 5 ans avec des taux d’intérêt respectifs de 2%, 2,25% et 2,75%. Ce crédit est le troisième du genre: une opération de 250 millions d’Euros conclue il y a deux ans, une opération de 352 millions d’Euros conclue il y a un an, Une opération de 455 millions d’Euros conclue ce jour. Soit au total 1,057 milliards d’Euros. Ces opérations comportent des risque démesurés. Seul un État aux abois accepte de prendre de tels risques. En effet ces crédits sont accordés à l’État pour couvrir des dépenses budgétaires courantes. Les dépôts bancaires sur la base desquels ces crédits sont accordés sont des dépôts à vue (oui je dis bien à vue) en Euros et appartiennent à des clients non résidents des 17 banques concernées. Je dois souligner encore une fois que ces dépôts appartiennent à des clients non résidents. Il faut aussi souligner que ces trois crédits ne répondent à aucune logique financière. En effet l’État tunisien vient de contracter en 2019 un crédit de 5OO millions d’Euros sur le marché financier international à un coût global d’environ 8% (oui je dis bien 8%). Notez ceci: le même emprunteur l’État tunisien emprunte auprès du marché financier international en Euros à 5 ans au taux de 8%. Le même emprunteur l’État tunisien emprunte auprès de banques tunisiennes en Euros (donc dans la même monnaie) sur 5 ans (donc sur la même durée) à 2,75 % SEULEMENT. Selon quelle logique financière ceci peut se faire, et sous l’oeil bienveillant du Gouverneur de la Banque Centrale. Mais le plus grave n’est pas cela. En effet: 1- Ces opérations aggravent l’effet d’éviction en rendant plus difficile l’accès de l’entreprise au financement de l’activité économique. En effet lorsqu’elles se présentent aux banques pour demander des financements de leurs opérations courantes, et notamment celles qui concernent des importations ou des exportations, les entreprises se voient répondre par les banques que la liquidité a été « pompée » par l’État (en plus des liquidités "pompées" en Dinars: environ 22 milliards de Dinars). 2- En cas de retraits inhabituels des dépôts par les clients non résidents, que peuvent faire les banques ayant engagé des dépôts à vue sur des prêts à l’État sur 2 ans, 3 ans et même 5 ans. Si les banques peuvent toujours recourir à la Banque Centrale en cas de besoin de liquidité en Dinars, elles ne peuvent rien faire en cas de besoin de liquidité en Euros (et en devises en général). 3- Vous allez constater rapidement que cette opération, comme les précédentes, va permettre de doper (oui doper) tout de suite aussi bien les réserves en devises que le taux de change du Dinar. Eh oui !!! Il est vrai que la situation du pays est très difficile. Mais ceci justifie-t-il de faire prendre à la Tunisie un risque aussi démesuré.
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    ezzeddine.saidane@icloud.com
  • Soumis par Ezzeddine Saidane le 1 Février, 2020 - 19:16
    LE MINISTRE DES FINANCES ………PERSISTE ET SIGNE L’ÉTAT TUNISIEN EST-IL À CE POINT ...... AUX ABOIS Un troisième crédit en Euros a été signé aujourd’hui 31 janvier 2020 entre 17 banques de la place et le Ministre des finances. Il s’agit de 455 millions d’Euros, soit l’équivalent de 1,4 milliard de Dinars répartis sur trois tranches: 2 ans, 3 ans et 5 ans avec des taux d’intérêt respectifs de 2%, 2,25% et 2,75%. Ce crédit est le troisième du genre: une opération de 250 millions d’Euros conclue il y a deux ans, une opération de 352 millions d’Euros conclue il y a un an, Une opération de 455 millions d’Euros conclue ce jour. Soit au total 1,057 milliards d’Euros. Ces opérations comportent des risque démesurés. Seul un État aux abois accepte de prendre de tels risques. En effet ces crédits sont accordés à l’État pour couvrir des dépenses budgétaires courantes. Les dépôts bancaires sur la base desquels ces crédits sont accordés sont des dépôts à vue (oui je dis bien à vue) en Euros et appartiennent à des clients non résidents des 17 banques concernées. Je dois souligner encore une fois que ces dépôts appartiennent à des clients non résidents. Il faut aussi souligner que ces trois crédits ne répondent à aucune logique financière. En effet l’État tunisien vient de contracter en 2019 un crédit de 5OO millions d’Euros sur le marché financier international à un coût global d’environ 8% (oui je dis bien 8%). Notez ceci: le même emprunteur l’État tunisien emprunte auprès du marché financier international en Euros à 5 ans au taux de 8%. Le même emprunteur l’État tunisien emprunte auprès de banques tunisiennes en Euros (donc dans la même monnaie) sur 5 ans (donc sur la même durée) à 2,75 % SEULEMENT. Selon quelle logique financière ceci peut se faire, et sous l’oeil bienveillant du Gouverneur de la Banque Centrale. Mais le plus grave n’est pas cela. En effet: 1- Ces opérations aggravent l’effet d’éviction en rendant plus difficile l’accès de l’entreprise au financement de l’activité économique. En effet lorsqu’elles se présentent aux banques pour demander des financements de leurs opérations courantes, et notamment celles qui concernent des importations ou des exportations, les entreprises se voient répondre par les banques que la liquidité a été « pompée » par l’État (en plus des liquidités "pompées" en Dinars: environ 22 milliards de Dinars). 2- En cas de retraits inhabituels des dépôts par les clients non résidents, que peuvent faire les banques ayant engagé des dépôts à vue sur des prêts à l’État sur 2 ans, 3 ans et même 5 ans. Si les banques peuvent toujours recourir à la Banque Centrale en cas de besoin de liquidité en Dinars, elles ne peuvent rien faire en cas de besoin de liquidité en Euros (et en devises en général). 3- Vous allez constater rapidement que cette opération, comme les précédentes, va permettre de doper (oui doper) tout de suite aussi bien les réserves en devises que le taux de change du Dinar. Eh oui !!! Il est vrai que la situation du pays est très difficile. Mais ceci justifie-t-il de faire prendre à la Tunisie un risque aussi démesuré.
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    ezzeddine.saidane@icloud.com