Première édition de "Tunisian African Empowerment Forum": 12 pays africains représentés et 6 ministres attendus 

Première édition de "Tunisian African Empowerment Forum": 12 pays africains représentés et 6 ministres attendus 

 

En prélude à l'organisation de sa première édition du "Tunisian African Empowerment Forum" prévue les 22 et 23 août 2017 au Palais des congrès de Tunis, TABC (Tunisian Africa Business Council) a organisé ce lundi 31 juillet à l'IACE une conférence de presse pour présenter les grandes lignes de cette manifestation qui a pour ambition de redorer le blason de la destination Tunisie en matière d'enseignement supérieur et de formation professionnelle pour les étudiants d'Afrique subsaharienne.

C'est en présence de journalistes, d'étudiants subsahariens et autres membres de la société civile que Bassem Loukil, président de TABC, a présenté les grands objectifs de cette manifestation. "Je pense que ce sera le forum de l'année", a-t-il lancé avec un brin de fierté, ajoutant que pas moins de 6 ministres africains devraient faire le déplacement en cette circonstance.

Etaient également présents à la tribune de cete conférence de presse M. Anis Jaziri, secrétaire général de TABC, Nizar Ataa, DG de la formation professionnelle au sein du ministère de la Formation professionnelle et de l'Emploi, Amira Guermadi, conseillère au ministère de l'Enseignement supérieur, Mack Arthur Deongane Yopasho, président de l'AESAT (Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie).

Une conférence plénière sur "les bésoins de l'écononmie des pays d'Afrique subsaharienne en enseignement universitaire et en formation professionnelle", des tables rondes sur "le développement de la formation en Afrique à l'ère du numérique", "loffre tunisienne dans le domaine de l'ingénierie", "l'expérience tunisienne dans le domaine de la formation professionnelle et les possibilités de coopération avec les pays subsahariens", "la meilleurs approche de l'accueil et des services", "la culture entrepreneuriale et l'incubation de projets innovants"...tel est le menu de cette manifestation grandiose. Des témoignages d'anciens étudiants et stagiaires en Tunisie seront également recueillis, selon Jaziri.

Cette première édition aura pour but d'internationaliser le savoir faire tunisien en matière d'enseignement supérieur et de formation professionnelle, orienter et polariser les choix des étudiants et stagiaires subsahariens, mais aussi de développer une réciprocité de confiance entre les deux parties. Car, il faut le reconnaître, nous assistons à un recul en termes de chiffre du nombre d'étudiants subsahariens en Tunisie.

Selon Amira Guermazi, de 11 mille étudiants avant 2011, le nombre d'étudiants africains en Tunisie est passé à 7 mille actuellement (public et privé confondus).Naturellement, cette baisse sensible n'est pas sans cause. Le président de l'AESAT n'a pas manqué d'évoquer les difficultés auxquelles font face les étudiants et compte sur des actions concrètes de TABC pour trouver des solutions durables et pérennes. Parmi les difficultés, c'est le fameux casse-tête de l'obtention de la carte de sejour qui arrive en premier, suivi des pénalités de retard injustement infligées aux pauvres étudiants qui se retrouvent au final pris au piège alors qu'ils n'en sont nullement responsables. D'autres difficultés furent également évoquées: difficultés pour obtenir des contrats de location, racisme... 

Selon le président de l'AESAT, une centaine d'étudiants subsahariens sont actuellement bloqués en Tunisie. Ces derniers n'ayant pas parvenus à rentrer en vacances dans leur bled à cause du non paiement de ces pénalités qui atteignent, dans certains cas, des chiffres hallucinants. 

Une situation gênante et très indécente qui plonge les étudiants dans une impasse des plus inconfortables. Une situation très délicate chère à Bassem Loukil qui fait part de l'engagement et des promesses du gouvernement pour annoncer des mesures faisant face à ces problèmes avant le 22 août. D'ailleurs, l'ambition de TABC est non seulement d'aider à la résolution de ces difficultés, mais aussi et surtout de faire revenir ces étudiants. Objectif: tripler leur nombre d'ici à 2020.

En définitive, il est attendu de ce forum, auquel participeront des délégations de 12 pays africains, des représentants des secteurs public et privé, des cabinets africains d'orientation à l'international, des présidents d'uinversités et de centres de formation... des actions concrètes faites de rencontres B to B, de signatures de conventions mais aussi d'engagements fermes. 

La richesse des thèmes de ce premier forum, l'engagement du gouvernement à regarder en face les problèmes des étudiants,la qualité des personnalités africaines prenant part à la manifestation sont des garants de la réussite de cette première édition. 

Omar Diagana
 

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