Réaction au souhait de l’ambassadeur de France de favoriser la mobilité de certaines professions

Réaction au souhait de l’ambassadeur de France de favoriser la mobilité de certaines professions

Réagissant aux déclarations de l’ambassadeur de France en Tunisie Olivier Poivre d’Arvor concernant le souhait de « favoriser la mobilité des professions intellectuelles, académiques, journalistiques, artistiques, culturelles », notre chroniqueur Abdessatar Klai a écrit que « Ça s'appelle piller les ressources grises et les compétences du pays formateur sans aucun frais ». 

Il a souligné que « lorsque les scientifiques, chercheurs ou plus généralement les personnes à haut niveau de qualification se font rares, la France se tourne vers les pays africains pour recruter ses compétences ».

Il a précisé que « les avantages financiers attirent initialement un nombre injustifiable de ces compétences (qui ont fini leurs études en Tunisie) du monde sous développé à l'étranger. Les compétences qui émigrent et dont les études ont été payées par l'État dans leur pays d'origine seraient ainsi tenus de rembourser les frais de scolarité avant de leur permettre d'aller pratiquer la médecine à l'étranger. Ainsi ils deviendraient ainsi redevables pour la valeur de la subvention de leurs études lorsqu'ils décident d'aller travailler à l'étranger ».

« Cette condition pourrait être imposée dans le cadre d'un système bien structuré négocié avec la France qui incarne le mot d'ordre : « Si vous voulez de nos compétences formés chez nous, remboursez! ».

 

Votre commentaire

  • Soumis par L.Loula le 6 Février, 2018 - 11:10
    Tout à fait d'accord avec vous Si Abdessatar ... il n'est pas normal que l'état dépense et forme nos étudiants ,pour que ceux-ci migrent vers d'autres pays sans débourser aucun sou .... ces jeunes qu'ils veulent partir doivent faire une déclaration sur l'honneur de remboursement au cours des 5 années d'exercice à l'étranger , et s'acquitter de leur dette. Vis à vis de l'état ..
  • Soumis par A. Meliani le 5 Février, 2018 - 22:45
    Une hémorragie qui continue contre tous les pays d'Afrique du Nord mon cher Abdessatar. L'Afrique forme pour l'Europe! La francophonie est orientée surtout dans ce sens exploitation des richesses et des compétences.
  • Soumis par Raja Ben Salah le 5 Février, 2018 - 22:39
    Faute d’appui sérieux, Macron promet de doubler les investissements français d’ici à 2022 et offre à Tunis… la possibilité de s’endetter encore, avec un prêt souverain de 100 millions d’euros fléché vers « la réforme de la gouvernance des entreprises publiques », dans un contexte où le FMI presse Tunis de procéder à des privatisations. 30 millions d’euros de dettes devraient être convertis en projets d’investissements, un montant dérisoire au regard des 800 millions d’euros que représente l’encours de la dette publique tunisienne envers la France, son principal créancier bilatéral À court terme, Emmanuel Macron promet aussi 50 millions d’euros pour « l’entrepreneuriat » et le numérique, un secteur offrant un vivier de cerveaux dont les chasseurs de têtes de l’Hexagone encouragent la fuite. Voici la mobilité déclarée par l'ambassadeur est en marche. L'ambassadeur ne fait que confirmer cette politique. Ils nous dépouillent la matière grise et le reste en profitant de la situation catastrophique engendrée par ceux les responsables tunisiens qui reçoivent les ordres de leurs chancelleries étrangères respectives. Le président français s’est extasié, à Tunis, sur « ce formidable printemps qui n’a pas fini de bourgeonner ». Les promesses d’appui économique à la jeune et fragile démocratie, elles, n’en finissent plus de se faner. Dormez braves gens, la Tunisie continue de tourner mais sans nous!
  • Soumis par A.Barhoumi le 5 Février, 2018 - 22:06
    Oui,tout à fait d'accord... S'ils veulent de nos compétences techniques et scientifiques.. Ils n'ont qu'à rembourser leurs frais d'études en Tunisie... La France profite de notre crise économique et sociale pour nous dépouiller de nos compétences et de nos richesses. À Tunis, Mr Macron n'a fait que recycler les promesses de Mr Hollande.Il a confirmé le plan d’aide, annoncé en 2016 par son prédécesseur, et s’engage à doubler les investissements français d’ici à 2022. ’Où sont les promesses des « annonces économiques fortes » pour soutenir la transition démocratique tunisienne. Rien que des discours et de belles paroles. D'ici là tenez bon et vivez avec les promesses jusqu'à la fin de son mandat. .
  • Soumis par S.Bouhli le 5 Février, 2018 - 19:24
    out à fait d'accord avec vous. L'ambassadeur jovial est au service des intérêts de la France avant toute autre chose. Où sont les agrumes tunisiens sur le marché français promus par son excellence? Il n'y a que les maltaises comme avant. Les paroles n'engagent que ceux qui les croient surtout dans les relations entre pays qui sont surtout des relations d'intérêts. Tant que tu rapportes dans le couffin français tu resteras toujours le grand Ami.
  • Soumis par maaroufi le 5 Février, 2018 - 18:46
    C"est un raisonnement logique mais il faut le prolonger pour les autres pays notamment ceux du Golfe
  • Soumis par Blanco le 5 Février, 2018 - 18:40
    c'est sûr.de façon générale les pays d'emigration profitent à fond de l'immigration : ils recoivent des gens adultes à la fleur de l'âge pouvant être productifs ds ts les domaines : Main d'oeuvre ordinaire ou spécialisée,professions liberales....sans avoir déboursé un centime pour leur éducation,formation...et de surcroît sous payée ,exploitée ds ts les domaines. Cette génération fait profiter ces pays de leur force et énergie au moindre coût et revient souvent à son pays d'origine à bout et/ou à la retraite (qd ils ont en une) et reprofite à nouveau de leur patrie jusqu'à la fin....
  • Soumis par A. Ben Hsine le 5 Février, 2018 - 18:23
    Vous avez complétement raison si Abdessatar, pourquoi exiger d'un Énarque (ayant fait des études a l'ENA de Tunis) ou un élève de l’académie militaire de rembourser les frais de ses études s'il choisit de ne pas travailler dans un service public au cours des 10 ans de la fin de ses études ? Tandis qu on paie au moins 18 ans d’études au profit d'un État étranger.