Tunisie: Ce médecin touche seulement 314 dinars par mois parce qu’il est... Palestinien 

Tunisie: Ce médecin touche seulement 314 dinars par mois parce qu’il est... Palestinien 

 

Il est de ces choses qu'on a vraiment du mal à croire, quand bien même ce serait la triste réalité. Pouvez-vous imaginer un seul instant, un médecin (un vrai médecin) qui touche un salaire de 314 dinars? Bien sûr que non ! Et pourtant, c'est bien le cas, et ça se passe en Tunisie, pays dit civilisé.

Il né en Tunisie, y a fait des études de médecine jusqu'à décrocher son doctorat et exerce en Tunisie. Mais son salaire mensuel est 314 dinars. Savez-vous la raison? Tout simplement parce qu'il est...Palestinien. 

A 29 ans, Moahmed Adel Houbaichi (puisque c'est de lui qu'il s'agit), est né en Tunisie, mais de parents palestiniens. Il a fait toutes ses études en Tunisie, du primaire à l'université. Aujourd’hui, Il est médecin résident à l’hôpital Wasila Bourguiba, mais ne touche qu'un salaire net de 314 dinars.

Dans une déclaration accordée à Espacemanager, le jeune médecin manifeste son ras-le-bol et explique sa situation: "En effet, selon une convention relative aux droits des réfugiés, un Palestinien n’a pas le droit d’avoir une autre nationalité arabe. Et les conséquences sont graves. Je touche seulement 314 dinars par mois alors que mes collègues qui exercent la même tâche que moi reçoivent 1100 dinars par mois. Je ne bénéficie d’aucun avantage. Mon seul crime c’est d’être palestinien".

Et le jeune médecin de poursuivre: "Je n’ai pas le doit à la titularisation ni à la promotion dans mon travail. Je n’ai pas le droit d’exercer en privé ou en tant qu’assistant. J’ai rencontré des anciens ministres de la Santé qui n’ont pas répondu favorablement à ma demande. Je suis condamné à mort dans un pays auquel j’appartiens malgré tout." 

Mais au nom de quelle convention, peut-on traiter un être humain d'une façon aussi indigne, aussi inhumaine, aussi dégradante? C'est quand même incroyable d'accorder l'hospitalité à un frère palestinien et finir par l'humilier de cette façon. 

Malgré tous les superlatifs pompeux que l'on utilise ça et là quand on parle de la démocratie et du développement en Tunisie, le statut du travailleur étranger demeure au stade du Moyen-âge.Un étranger a beau faire 30 ans en Tunisie, tous les textes sont faits contre lui, et de manière à lui mettre éternellement les batons dans les roues. Depuis quelque temps, la Tunisie cherche à exporter son savoir-faire, mais le pays gagnerait à revoir certaines de ses lois (vis-à-vis des étrangers) qui nous ramènent à l'âge de la pierre taillée. 

 

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لتاريخ لا غير.. طبيب دارس على الاقل 7 سنوات بعد الباكالوريا.. اتم دراسته الابتدائية و الثانوية في المؤسسات الحكومية التونسية ينتدب بأجر زهيد ربع ما يتقاضاه الزملاء التوانسة.. اجر لا يتزاوج 314 دينار باحتساب المنح.. مع العلم انو الاجر الادنى في تونس في حدود 380 دينار.. اجرائات قصرية تحشم تطبق على الاجانب.. عنصرية؟ ظلم؟ شي مأكد.. احساس قاسي انك تخدم بضمير، ما تحسبش و تخلص هكا.. هذا الكل و لازم نستناو رئيس الحكومة يوافق بش نتحصلو على الفلوس.. اكثر من 5 شهور نستناو !!!! 
يعني ذنبي اني فلسطيني؟ مولود و عايش في وطن عربي، ما عنديش حق بش نتحصل على الجنسية كجنسية 2 بعد الفلسطينية و ما نحصلش على حقي في المساواة في الاجر مع التوانسة و انا قاري كيفهم !! 
مع الذكر كاجنبي، ما عنديش الحق في الانتداب في الوظيفة العمومية.. و كان نحب نعمل عيادة خاصة، لازم نتزوج بتونسية !! 
الحمد لله، محبة العباد، الزملاء و المرضى، تخفف شوية اما ما تنسيش !! الاكيد مش بش نسكت و مش بش نسلم حتى يجي نهار و نتحصل على حقي !!

#فلسطيني_و_رح_أعيش #حنظلة #في_تونس_مافما_كان_الباهي #لنا_عودة

 

 

Votre commentaire

  • Soumis par Tadhamen le 5 Juin, 2018 - 14:13
    Et c'est un sentiment que doivent partager quasiment tous les Tunisiens. Mais apparemment ce n'est pas le cas des gens qui nous dirigent et qui cautionnent par leur laxisme ces nouvelles formes d'esclavage et de mépris de classe. Les étrangers ici sont habituellement traités soit comme des tirelires, soit comme des esclaves. Pas de la faute des simples citoyens, mais de ceux qui les gouvernent et qui n'ont pas su s'adapter à la marche du monde. La situation économique est là tous les jours pour nous rappeler qu'on continue allègrement à fonctionner avec le même modèle que celui qui existait sous le colonialisme, avec aux commandes du pays une caste qui draine tous les profits et bataille à tout va pour ne jamais les redistribuer aux plus fragiles. Et après ça comment ose-t-on encore dénigrer la façon dont les autres nations traitent réfugiés et migrants? Si j'étais à la place de ceux qui font perdurer cette situation, je n'oserais même plus me regarder dans un miroir.