Tunisie- France : Mohamed Ali Nafti s’entretient avec la ministre française de la Francophonie

  Tunisie- France : Mohamed Ali Nafti s’entretient avec la ministre française de la Francophonie

 

Le ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a reçu, ce jeudi 29 janvier 2026, Mme Eléonore Caroit, ministre déléguée auprès du Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, en visite de travail en Tunisie, et ce, en présence de l’Ambassadrice de France à Tunis ; Anne Guéguen.

Cet entretien a constitué une occasion pour passer en revue les différents axes de la coopération entre la Tunisie et la France dans les domaines d’intérêt commun, notamment économique, technique, scientifique, culturel et touristique, ainsi que les questions consulaires, outre les autres secteurs porteurs.

À cet égard, les deux parties ont souligné la nécessité de poursuivre la consolidation de ce partenariat et de l’inscrire dans des perspectives plus larges, fondées sur les principes du respect mutuel, de l’égalité et de la convergence des intérêts, notamment dans le contexte de la célébration du soixante-dixième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

Dans ce cadre, les deux parties se sont félicitées de la croissance soutenue des investissements et des échanges commerciaux entre les deux pays, ce qui traduit la vitalité du partenariat économique existant. Les deux ministres ont, à cet égard, mis en exergue le rôle central que jouent les entreprises tunisiennes et françaises dans la dynamisation de ces échanges et la création d’emplois, d’autant plus que la Tunisie est devenue, depuis l’année 2024, le premier investisseur africain en France.

Le ministre des Affaires étrangères a, par ailleurs, souligné le rôle important joué par la communauté et les compétences tunisiennes établies en France, en tant que pilier fondamental du rayonnement de l’image de la Tunisie à l’étranger et composante active des tissus économique et culturel du pays de résidence.

Il a, dans ce sens, mis l’accent sur la nécessité de redoubler d’efforts afin de faciliter la mobilité des personnes, des étudiants et des compétences entre les deux pays, de manière à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération mutuellement bénéfiques.

D’un autre côté, Mohamed Ali Nafti a mis en exergue l’importance majeure qu’accorde l’État tunisien au dossier de la restitution des avoirs spoliés, réaffirmant l’attachement ferme et constant de la Tunisie au droit inaliénable de son peuple à recouvrer l’intégralité de ses ressources, qui demeure un droit imprescriptible ne pouvant s’éteindre avec le temps.

Il a, à cet égard, insisté sur la nécessité de poursuivre la coordination et de renforcer la coopération judiciaire et diplomatique entre la Tunisie et la France, afin de permettre à la justice de prendre son cours à l’égard de toute personne impliquée dans la spoliation des ressources du peuple tunisien.

Pour sa part, la ministre française s’est félicitée de l’évolution positive que connaît la coopération bilatérale dans l’ensemble de ses dimensions, réaffirmant la volonté des autorités de son pays de la renforcer davantage dans tous les domaines, dans le cadre du respect mutuel des choix souverains des peuples.

Elle s’est, en outre, félicité du climat des affaires favorable aux investissements en Tunisie dans de nombreux secteurs, soulignant l’intérêt croissant des entreprises françaises pour le marché tunisien, et leur volonté exprimée pour le renforcement de leurs investissements dans notre pays, eu égard aux compétences et aux potentialités reconnues dont dispose la Tunisie.

Au terme de cet entretien, les deux parties ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination entre les deux pays au sein des différents cadres et instances internationales, en particulier dans le cadre de l’Union européenne, de l’espace méditerranéen et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), afin de répondre aux défis posés par un contexte régional et international mouvant.

Les deux ministres ont, à cet égard, souligné la nécessité d’œuvrer conjointement à la consolidation des principes du droit international et à la défense des valeurs universelles communes, ainsi qu’à l’élaboration de nouvelles approches de coopération dans les domaines scientifique, éducatif et économique, de nature à répondre aux aspirations des peuples à un ordre international plus juste et plus stable.

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