Une enveloppe de 500 millions de dinars pour la pharmacie centrale afin de pallier au manque de médicaments

Une enveloppe de 500 millions de dinars pour la pharmacie centrale afin de pallier au manque de médicaments

Suite à l’affaire de l’épuisement du produit anesthésiant Xylocaine à l’hôpital Abderahmane Mami de l’Ariana, le chef du gouvernement, Youssef Chahed a effectué, lundi matin, une visite d’inspection dans cet établissement, lors de laquelle, il s’est engagé à prendre toutes les mesures nécessaires pour remédier au problème de la pénurie générale des médicaments.

A cette occasion, il s’est rendu au service de cardiologie où il a pris connaissance, auprès de l’équipe médicale, des équipements et médicaments qui font défaut dans cet établissement.

Dans une déclaration à la chaîne nationale, le chef du gouvernement a tenu à saluer les médecins du secteur public pour leurs sacrifices malgré des conditions qu’il a qualifiées « d'extrêmement difficiles ».

Dr. Faouzi Addad, professeur en cardiologie à l’hôpital Abderahmane Mami de l’Ariana qui a lancé, mercredi dernier, un cri d’alarme sur la pénurie du produit Xylocaine dans son établissement, s’est félicité de la « réactivité » du chef du gouvernement auprès du corps médical et de la santé publique.

Il a déclaré à la TAP que :« Chahed a eu une discussion franche sans langue de bois avec toute l’équipe médicale afin de trouver des solutions aux pénuries de médicaments dans l’ensemble des structures du pays », ajoutant que cette visite intervient pour rendre l’espoir aux médecins du secteur public.

A l’issue de cette visite, un conseil ministériel restreint sous la présidence du chef du gouvernement s’est tenu au palais du gouvernement à la Kasbah pour discuter des mesures à prendre afin de pallier au manque de médicaments. Une enveloppe de 500 millions de dinars sera immédiatement fournie à la pharmacie centrale.

La Tunisie connaît depuis des mois une pénurie de médicaments. Selon le Syndicat des Pharmaciens d’Officine de Tunisie, cette pénurie touche tous les médicaments dont les antibiotiques et ceux traitant les maladies chroniques. Plusieurs médecins du secteur public ont lancé des cris d’alarme sur leurs pages Facebook pour dénoncer ce problème général.

 

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