La famille de Belhassen Trabelsi déboutée par la Cour fédérale du Canada

 La famille de Belhassen Trabelsi déboutée par la Cour fédérale du Canada

 

La Cour fédérale du Canada vient d'avaliser de nouveau le blocage des fonds de la femme et des enfants du beau-frère de l’ancien président Ben Ali, Belhassen Trabelsi selon le quotidien de Montréal, la Presse du Canada dans son édition du 8 janvier.

Le journal rappelle que la demande d'asile de celui qu’il appelle l’oligarque a été refusée, car les autorités avaient des raisons sérieuses de croire qu'il s'était livré à de vastes fraudes et à du blanchiment d'argent en Tunisie pendant le règne de son beau-frère.

« Trabelsi a disparu dans la nature avant d'être expulsé du Canada et demeure introuvable depuis. Sa femme et ses enfants, de leur côté, ont été accueillis comme réfugiés, car ils risquaient d'être persécutés dans leur pays sur la base de leurs liens familiaux ».

Il ajoute que pour Ottawa, « il n'était pas question de les laisser jouir impunément ici des sommes qui avaient été détournées par leur famille sous la dictature. Les noms de la dame et de ses enfants ont donc été ajoutés à une liste « d'étrangers politiquement vulnérables » dont les biens sont bloqués. Impossible pour eux de mener des transactions financières ou d'ouvrir un compte en banque ».

« La famille a contesté cette décision, d'abord en s'adressant directement au gouvernement canadien, puis à la Cour fédérale. Sans succès », affirme encore le journal qui ajoute qu’« avant de rendre sa décision, le gouvernement canadien a consulté les autorités tunisiennes, qui ont spécifiquement demandé que les avoirs de la femme et des enfants de M. Trabelsi demeurent gelés. Tunis affirmait que les liens familiaux entre ceux-ci et l'ancien oligarque n'ont pas été rompus, et que les membres de la famille ont injustement profité de leur relation avec l'ancien dictateur Ben Ali »

« Selon la preuve déposée en cour, la Tunisie a même averti Ottawa que le déblocage des avoirs de la famille nuirait aux relations bilatérales entre les deux pays », conclut le journal montréalais.

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