La société civile réclame la tenue d’un dialogue national “urgent et sérieux”

La société civile réclame la tenue d’un dialogue national “urgent et sérieux”

 

Des intellectuels et des activistes politiques ont appelé, dans une déclaration, l’Union générale tunisienne de travail (UGTT) à “s’en tenir à son initiative nationale responsable, surtout après avoir obtenu l’approbation du président de la République et de la plupart des parties politiques”.

Les derniers développements ont conféré à cette initiative un caractère urgent, ont-ils estimé. Dans une déclaration publiée lundi, ils ont aussi appelé le chef de l’Etat à “prendre la décision adéquate à l’intérêt suprême du pays, qui soit adaptée à la situation actuelle avant qu’il ne soit trop tard”.

Ils ont proposé de convier les parties concernées, de toute urgence, à un dialogue national sérieux pour se concerter sur les solutions pouvant sortir le pays de la crise, en s’engageant à les appliquer loin des “calculs partisans étriqués”.

Ce groupe, qui avait déjà lancé l’initiative ” l’appel des 150 pour le dialogue national” pour sauver le pays du danger de l’anarchie et du chaos”, a réaffirmé son entière disposition à tout mettre en œuvre pour “faire réussir le dialogue pour l’avenir de la Tunisie”.

Les derniers développements observés dans le pays montrent clairement que la seule solution pour sortir de la crise reste le dialogue national proposé, officiellement, par l’UGTT et appuyé par plusieurs organisations politiques et sociales, notamment le groupe d’appel des 150, ont-ils estimé.

Ce dixième anniversaire de la révolution, lit-on dans la déclaration, a été marqué par plusieurs phénomènes, dont pour les plus importants, le remaniement ministériel soumis à l’Assemblée des représentants du peuple qui a suscité une polémique et les mouvements nocturnes ayant conduit à des affrontements avec les forces de l’ordre.

Parmi les personnalités appartenant au groupe des 150, figurent Bochra Belhadj Hamida, Hichem Skik, Habib Kazdaghli, Farhat Horchani, Mokhtar Trifi, Amel Grami et Kamel Laâbidi.

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