L’ONU condamne une attaque meurtrière contre un village peul du Mali

L’ONU condamne une attaque meurtrière contre un village peul du Mali

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a condamné mercredi une attaque meurtrière contre un village peul dans la région de Mopti, au centre du pays.

Le 1er janvier, aux environs de 5 heures du matin, au moins 37 personnes auraient été tuées, dont des femmes et des enfants, lors d’une attaque dirigée contre le village de Koulogon par des éléments armés non identifiés portant des tenues traditionnelles de chasseurs.

Plusieurs autres personnes sont portées disparues et d’autres blessées. Des maisons et greniers auraient été volontairement incendiés, a précisé la MINUSMA dans un communiqué de presse.

Bien que les circonstances précises de cette attaque ne soient pas encore déterminées, les premières informations à la disposition de la MINUSMA indiquent que les victimes auraient été exécutées dans leurs domiciles.

« Je condamne fermement cette attaque contre des civils dans le village de Koulogon et demande que les auteurs rendent des comptes. Il devient de plus en plus important de mettre un terme au cycle de violence dans la région de Mopti et de Ségou. Il faut intensifier les efforts pour trouver des solutions judiciaires et politiques », a déclaré Joanne Adamson, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général au Mali.

La MINUSMA a salué les efforts du gouvernement malien qui a rapidement déployé un détachement des forces armées maliennes dans la zone après l’incident et de la gendarmerie de Bankass qui a ouvert une enquête pour faire la lumière sur cette attaque.

La Mission a indiqué qu’elle déploierait dans les prochains jours une équipe d’experts des droits de l’homme pour soutenir les efforts déjà entrepris par le gouvernement. Ces travaux permettront de mener une enquête dans la zone où l’attaque a eu lieu et de compléter les premiers éléments déjà recueillis, ainsi que d’établir les circonstances de cet incident et situer les responsabilités.

« La MINUSMA continuera à suivre et à documenter les abus et violations des droits de l’homme dans la région du centre et à contribuer aux efforts du gouvernement aux besoins humanitaires générés par ces affrontements », conclut le communiqué de presse.
 

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