Paramédical : le gouvernement ouvre la voie à de nouveaux établissements privés

Paramédical : le gouvernement ouvre la voie à de nouveaux établissements privés

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, a présidé mercredi à la Kasbah un conseil ministériel restreint consacré à la formation paramédicale dans les établissements privés d’enseignement supérieur.

Le conseil a décidé d’annuler les décisions prises en 2011 et 2012 qui avaient gelé l’octroi de nouvelles licences d’ouverture d’écoles privées dans le domaine paramédical. Désormais, les autorisations seront de nouveau délivrées, mais selon des conditions strictes : révision du cahier des charges, fixation de capacités d’accueil maximales en fonction des besoins du pays, critères d’admission incluant résultats du baccalauréat et test psychotechnique, amélioration des programmes grâce aux nouvelles technologies et aux langues, et garantie d’un nombre suffisant de stages encadrés.

Le gouvernement a également annoncé le renforcement du contrôle sur les établissements privés, à travers des inspections régulières, l’obligation d’obtenir l’équivalence officielle des diplômes et l’instauration d’un système qualité. Un comité technique conjoint (Santé–Enseignement supérieur) sera chargé de suivre la réforme et d’élaborer une carte nationale des spécialités paramédicales.

Mme Zenzeri a enfin souligné que l’État poursuit en parallèle ses investissements dans le secteur public, avec l’ouverture en 2024-2025 de l’École supérieure des sciences et techniques de la santé à Gafsa et des projets similaires en cours à Kairouan, Kasserine et Jendouba.

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