Tunisie : Près de 200 membres de gouvernement et assimilés qui grèvent le budget de l’Etat

Tunisie : Près de 200 membres de gouvernement et assimilés qui grèvent le budget de l’Etat

La Tunisie serait le pays où le nombre de minsitres et secrétaires d’état et les fonctions assimilées est le plus pléthorique au monde. Sans compter le nombre des membres du gouvernement qui se sont succédé depuis le 14 janvier 2011 et qui a dépassé celui de tous les membres depuis l’indépendance jusqu’à cette date.

Si le gouvernement actuel de Fakhfakh compte 30 ministres et 2 secrétaires d’état seulement, celui de son prédécesseur Youssef Chahed a été le plus pléthorique de l’histoire du pays avec un total de 45 membres. Le même Chahed avait nommé une quinzaine de conseillers auprès de lui, selon le ministre de la fonction publique Mohamed Abbou.

La Constitution de janvier 2014 avait créé cinq instances constitutionnelles composée chacune de neuf membres, soit un total de 45 membres. Il s’agit de l’Instance des élections, la Haica, l’Instance des droits de l’homme, l’Instance du développement durable et des droits des générations futures, l’Instance de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. Elle a également créé une Cour constitutionnelle de 12 membres et un Conseil supérieur de la magistrature de 45 membres. D’autres instances ne figurant pas dans la Constitution ont été créées par des lois organiques et elles se composent chacune de neuf membres: l’Instance nationale de la protection des données personnelles, Instance de prévention de la torture et l’Instance du droit d’accès à l’information et bien entendu l’Instance Vérité et Dignité qui se compose de 15 membres. Ainsi le nombre des membres de toutes ces instances en plus de ceux de la Cour constitutionnelle et du CSM s’élève à 129 membres.

Généralement, les présidents des institutions constitutionnelles bénéficient du rang et avantages d’un ministre alors que les membres bénéficient du rang et avantages d’un secrétaire d’état. En plus des avantages en nature : voiture de fonction et contingent de carburants entre 500 litres et 360 litres.

La plupart de ces instances ont choisi de louer des sièges dans des quartiers chics comme le Lac ou Montplaisir.  On se rappelle que le loyer du siège de l’IVD revenait à 500 mille dinars par an.

En plus de ce nombre pléthorique de membres des différentes instances qui émargent tous sur le budget de l’état, on doit comptabiliser d’autres structures relevant de la présidence de la république et dont les présidents ont rang et avantages de ministres : Le haut comité de contrôle administratif( ministre), le médiateur administratif(ministre) et l’Ites( ministre du temps BCE).

A tout ce pléthore de membres, il faut ajouter les directeurs de cabinet des trois présidences qui ont rang et avantages d’un ministre et les conseillers auprès du président de la république qui sont au nombre de douze actuellement et leur nombre pourrait augmenter et une autre douzaine prévue au cabinet du chef du gouvernement, contre 15 pour son prédécesseur, tous ont droit à des avantages d’un ministre ou d’un secrétaire d’état, à vos calculettes. 191 exactement et le nombre pourrait atteindre les 200.

Il est toutefois à préciser qu’un membre du gouvernement a droit à deux voitures dont une réservée à la famille, deux chauffeurs et deux agents consacrés à sa famille.

Et si on ajoute les 217 députés qui gagnent autant que les secrétaires d’état, sans les avantages le nombre dépassera les 300 dans un pays qui croule sous la dette et où les finances sont à sec.

Votre commentaire

  • Soumis par Amine le 1 Mai, 2020 - 23:38
    Votre article est inexacte, surtout dans sa partie instances constitutionnelles et autres instances indépendantes. Les chiffres sont faux et les privilèges mentionnés sont totalement faux. Mis à part tout cela, l orientation de votre article frole le populisme, car gardez à l'esprit que la démocratie a un cout (nouvelles structures dirigées par des compétences, espérons le, qui nécessitent des salaires conséquents), in cout toujours inférieur au coût de la dictature.