Pep Guardiola brise à nouveau le silence sur Gaza et les conflits mondiaux

Pep Guardiola brise à nouveau le silence sur Gaza et les conflits mondiaux

À la veille du match de Manchester City face à Newcastle United, Pep Guardiola a une nouvelle fois utilisé la conférence de presse d’avant-match pour dépasser le strict cadre sportif et évoquer les drames humains qui marquent l’actualité internationale, notamment la situation à Gaza.

Visiblement ému, l’entraîneur espagnol a déclaré être profondément affecté par les images de guerre et de souffrance diffusées quotidiennement. Il a estimé qu’à l’ère de l’information instantanée, « il est impossible de détourner le regard » face à la douleur des civils, en particulier celle des enfants. Guardiola a évoqué Gaza parmi d’autres zones de conflit, affirmant que ces violences « font mal » et qu’elles imposent une responsabilité morale à ceux qui disposent d’une tribune publique.

Sans se revendiquer d’un engagement politique, le technicien catalan a insisté sur la nécessité de « parler pour la vie humaine » et de ne pas rester silencieux face à ce qu’il a décrit comme des tragédies humaines majeures. Selon lui, se taire aujourd’hui reviendrait à accepter l’inacceptable.

Ces propos s’inscrivent dans la continuité des déclarations qu’il avait déjà tenues ces dernières semaines. Fin janvier, Pep Guardiola s’était exprimé lors d’un événement caritatif à Barcelone en soutien aux populations palestiniennes, où il avait dénoncé ce qu’il considérait comme un abandon international des civils de Gaza, notamment des enfants. Portant un keffieh palestinien, il avait alors fustigé le silence du monde face à la catastrophe humanitaire en cours.

Dans une autre intervention médiatisée, l’entraîneur de Manchester City avait élargi son message à l’ensemble des conflits contemporains, citant également l’Ukraine et le Soudan, et affirmé qu’il continuerait à utiliser sa notoriété pour défendre les victimes, quelles que soient leur nationalité ou leur origine.

Habitué à prendre la parole sur des questions sociales et humanitaires, Pep Guardiola confirme ainsi une posture rare dans le football de haut niveau : celle d’un entraîneur qui assume publiquement ses convictions morales, même à la veille de rendez-vous sportifs majeurs. Une prise de position qui suscite autant d’admiration que de débats, mais qui, pour l’intéressé, relève avant tout d’un devoir humain.

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