Trump-Venezuela : un précédent dangereux pour l’ordre mondial

C’est une attaque sans précédent qu’a lancée, ce samedi 3 janvier, Donald Trump sur le Venezuela. En bombardant la capitale Caracas ainsi que les États de Miranda, d’Aragua et de La Guaira, et en procédant à l’enlèvement du président Nicolas Maduro, le président républicain poursuit son combat contre ce qu’il assure être un pays qui encourage le narcotrafic et l’immigration.
En réalité, il cible le pétrole et les ressources vénézuéliennes.
Une méthode indigne d’un chef d’État
L’invasion du Venezuela par le président américain, la destruction de sa capitale par des missiles et l’enlèvement de son président et de son épouse ne sont pas dignes d’un chef d’État se prétendant leader du monde libre. Ces actes relèvent plutôt de pratiques mafieuses, de hors-la-loi et de trafiquants.
C’est Donald Trump qui devrait comparaître devant un tribunal des criminels de guerre, et non le président Maduro.
Un engrenage impérial sans limites
Aujourd’hui, c’est le Venezuela qui est envahi. Demain, ce pourrait être l’Iran, et après-demain peut-être le Canada ou le Groenland.
L’objectif est clair : s’emparer des richesses pétrolières et minières stratégiques, imposer un tribut aux gouvernements et soumettre les peuples.
Il est pour le moins regrettable que Donald Trump aspire au « prix Nobel de la paix » pour avoir prétendument empêché huit guerres, et que ses soutiens — au premier rang desquels figure Israël — le désignent.
Le pétrole vénézuélien au cœur des convoitises
Sous couvert du principe « L’Amérique d’abord », Trump convoite le pétrole vénézuélien, qui détient les plus grandes réserves mondiales estimées à 303 milliards de barils.
L’objectif : tenter d’éponger une dette publique américaine dépassant les 38 000 milliards de dollars. Trump pensait que Maduro céderait au chantage et livrerait les ressources de son pays, comme l’ont fait trois pays arabes qui lui ont versé 5 000 milliards de dollars lors d’une visite éclair de trois jours.
Maduro, un président resté avec son peuple
Le président vénézuélien n’a ni fui, ni capitulé, ni été intimidé par les porte-avions américains. Il est resté au contact de son peuple, issu de la classe ouvrière, n’hésitant pas à rappeler qu’il fut chauffeur de bus.
Arrivé au pouvoir par les urnes lors d’élections libres et équitables, il succède à Hugo Chávez, paix à son âme.
Les précédents américains : des défaites coûteuses
Les États-Unis n’ont jamais envahi un pays sans subir une défaite humiliante : du Vietnam à l’Irak, en passant par l’Afghanistan.
Cette série d’échecs explique une dette colossale et un déficit budgétaire annuel dépassant les mille milliards de dollars. Rien n’exclut la répétition de ce scénario au Venezuela, dont le gouvernement a décrété la mobilisation générale et l’état d’urgence.
Une violation flagrante du droit international
Cette intervention constitue une violation manifeste de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies.
Les États-Unis renouent avec leur tradition d’ingérences, de coups d’État et de guerres qui ont ravagé l’Amérique latine au siècle dernier. La force ne peut remplacer le droit.
Les bombardements et la capture du président vénézuélien créent un précédent extrêmement dangereux pour l’ensemble de la communauté internationale.
Une condamnation internationale croissante
La communauté internationale dénonce cet acte barbare. L’Union européenne, l’Espagne, la Chine, la Russie et de nombreux pays d’Amérique latine ont exprimé leur solidarité avec Caracas et le peuple vénézuélien.
L’intervention américaine au Venezuela ouvre une phase dramatique de l’histoire mondiale. Il n’existe que de mauvaises invasions, au Venezuela comme en Ukraine et à Gaza.
L’ère des « républiques bananières » est révolue. Les peuples d’Amérique latine n’accepteront plus le chantage impérial.
Une résistance continentale inévitable
De nouveaux leaders pourraient émerger pour mener une résistance légitime, à l’image de Guevara, Castro, Hugo Chávez ou Lula da Silva.
Ce continent, qui a dénoncé le génocide à Gaza et rompu des relations diplomatiques avec l’État occupant israélien, ne peut abandonner le Venezuela.
En agressant le Venezuela et en kidnappant son président, Trump a placé son pays au bord de risques catastrophiques : désintégration, guerre d’usure prolongée et chaos mondial.
Maduro n’est pas Manuel Noriega. Il bénéficie du soutien d’un peuple dynamique et de plus de 28 millions de citoyens à travers l’Amérique du Sud.
Solidarité avec le Venezuela et les peuples menacés
Le chaos semé par Trump au Venezuela et au Moyen-Orient se retournera contre lui. Peut-être est-ce la malédiction du sang versé à Gaza, en Afghanistan, en Irak, au Yémen et aujourd’hui au Venezuela.
J’exprime ici ma pleine solidarité avec le peuple vénézuélien, son gouvernement légal, ainsi qu’avec les pays aujourd’hui menacés : le Mexique, la Colombie et le Brésil.
A.K
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