Ban Ki-moon inquiet du développement du diabète dans le monde

Ban Ki-moon inquiet du développement du diabète dans le monde
 
Alors que le monde s’emploie, à juste titre, à faire face à des maladies infectieuses telles que la grippe, le paludisme et, depuis peu de temps en particulier, la fièvre hémorragique Ébola, la Journée mondiale du diabète est là pour nous rappeler le danger encore plus grand que représentent les maladies non transmissibles pour la santé humaine.
 
Le diabète touche plus de 350 millions de personnes dans le monde. Beaucoup vont en subir des complications invalidantes et en mourront prématurément. Les maladies cardiovasculaires tuent la moitié des personnes atteintes de diabète, qui est une des causes principales d’insuffisance rénale.
 
Souvent perçu à tort comme une maladie typique d’un mode de vie opulent, le diabète est un problème croissant dans les pays en développement. Reconnaissant que les maladies non transmissibles constituent, au XXIesiècle, un des obstacles majeurs au développement, l’ONU a organisé, en 2011, une réunion de haut niveau sur la question. À cette occasion, les gouvernements se sont engagés à mettre au point des politiques nationales de prévention, de traitement et de soins – un engagement qu’ils ont réaffirmé, deux ans plus tard, à l’Assemblée mondiale de la santé, qui s’est fixé pour objectif de mettre fin à la progression de l’obésité et du diabète d’ici à 2025. Une deuxième réunion de haut niveau des Nations Unies, tenue au début de l’année en cours, a été l’occasion de constater une augmentation marquée du nombre de pays s’étant dotés de politiques de lutte contre les maladies non transmissibles.
 
C’est là certes un progrès bienvenu; il n’en reste pas moins que les gouvernements doivent renforcer leur action, notamment en protégeant leurs citoyens contre les facteurs de risque tels qu’une mauvaise alimentation ou un manque d’activité physique. Heureusement, il existe de nombreux moyens économiques et efficaces de s’attaquer au diabète et autres maladies non transmissibles. En surveillant sa tension artérielle, en améliorant son alimentation et en faisant de l’exercice, on peut sensiblement atténuer le risque de contracter de telles maladies et en gérer les symptômes.
 
Cette année, la Journée mondiale du diabète vise à promouvoir une alimentation saine pour prévenir et traiter le diabète. Un régime alimentaire sain et une activité physique régulière peuvent prévenir le diabète de type 2 et contribuer sensiblement à la gestion de tous les types de diabète. Je demande aux gouvernements, au secteur privé et à la société civile de s’unir afin de produire et de promouvoir davantage de produits alimentaires compatibles avec un régime sain qui soient abordables, accessibles et universellement disponibles.
 
Une approche holistique de la santé humaine et de l’environnement peut permettre de préserver la diversité biologique, d’encourager des formes de transport nouvelles et de favoriser l’avènement d’une économie à faible consommation de carbone.
 
En cette Journée mondiale du diabète, engageons-nous à vivre sainement et faisons en sorte que tous puissent en faire autant.